Spanish French Inglés Inglês

Episode 74: Le chasseur d’orages (The Storm Chaser)

By Duolingo on Tue 06 Sep 2022

Ever since he was 10 years old, Serge Zaka was fascinated by the power and beauty of France’s most elusive thunderstorms. So he made it his life's mission to photograph the perfect storm to share with the world, but could he do it?

How to Listen

Listen free on Apple Podcasts or wherever you listen to podcasts.

Transcript

Ngofeen: It was the evening of December 25th, 1999, and 10-year-old Serge Zaka had just celebrated Christmas at home with his family. They had all gone to bed and Serge was fast asleep. Suddenly he heard some loud noises coming from the street and he rushed to the window to see what was going on.

Serge: Dehors, c’était la tempête ! Le vent soufflait très fort, et dans la rue, on voyait des choses voler : des poubelles, des décorations de Noël, des panneaux, et même des branches d’arbre ! J’étais stupéfait.

Ngofeen: Serge's hometown had been hit by one of the worst windstorms recorded in European history. The morning after, Serge and his family ventured outside to see the damage, les dégâts. They lived in Versailles, a historic city in the suburbs of Paris. They headed directly to the Palace of Versailles, the picture-perfect castle, where the kings of France once lived.

Serge: Quand nous sommes arrivés au château, j’ai été très choqué. Le château était intact, mais dans les jardins, tous les arbres étaient tombés. Ces arbres avaient été plantés par les rois de France. Certains avaient plusieurs centaines d’années. Il n’en restait plus un seul.

Ngofeen: From that day on, understanding the weather became an obsession for Serge. One that would lead him to a passion for photography, and a quest to witness France's most dangerous storms.

Serge: J’étais fasciné par la tempête et par sa force. J’avais envie de découvrir comment les tempêtes se formaient, comment elles pouvaient tout détruire. Je voulais tout savoir. Et cette fascination allait changer le reste de ma vie…

Ngofeen: Bienvenue and welcome back to the Duolingo French Podcast — I’m Ngofeen Mputubwele. Every episode, we bring you fascinating true stories to help you improve your French listening and gain new perspectives on the world. The storyteller will be using intermediate French and I will be chiming in for context in English. If you miss something, you can always skip back and listen again — we also offer full transcripts at podcast.duolingo.com

Ngofeen: After that storm in 1999, Serge developed a passion for weather forecasts, la météo. So while his friends watched movies and played video games, he peered at the sky and kept track of his weather observations in a little notebook.

Serge: À 10 ans, j’observais la météo et je notais ce qu’il se passait dans mon petit cahier, une fois par jour. Puis, quand j’ai eu 11 ans, je faisais ça toutes les heures. Ensuite, à 12 ans, c’était toutes les demi-heures. Le jour et la nuit.

Ngofeen: Serge’s parents thought his obsession was odd, but they liked his dedication and supported him. Together, they set up a small weather station in the courtyard of their apartment building. Serge used several instruments to measure, mesurer, everything about storms, and figure out how to calculate their speed, leur vitesse.

Serge: Avec la station météo que j’avais installée dans la cour de mon immeuble, j’ai pu obtenir de nouvelles mesures : la température, la vitesse et la direction du vent. Je mesurais aussi la quantité de pluie qui était tombée. Comme ça, j’avais des chiffres plus précis.

Ngofeen: Over the next few years, Serge reorganized his life around his passion for weather. He created an elaborate system of charts and graphs, noting weather changes every thirty minutes! At school, he always sat by the window and asked to record the weather. His family even scheduled their vacations around his hobby.

Serge: La station météo dans ma cour avait un petit ordinateur qui ne gardait les résultats que pendant une semaine. Donc je refusais de partir en vacances plus d’une semaine. Sinon, je risquais de perdre toutes ces informations.

Ngofeen: In 2002, when Serge was 13, he stumbled onto a weather forecasting website called “infoclimat.fr.” For a small annual fee, Serge could access professional data and join a community of weather aficionados.

Serge: Je n’avais jamais rencontré personne qui était aussi passionné par la météo que moi. Mais sur ce site Internet, j’ai découvert qu’il y avait plein de gens comme moi ! J’ai pu partager mes observations et en discuter avec eux. J’avais aussi accès à des informations plus précises que les miennes ! C’était une vraie mine d’or.

Ngofeen: Serge felt this was a gold mine, une mine d’or. And at Christmas that year, he discovered a new way to capture a storm.

Serge: À Noël, mon oncle m’a offert un petit appareil photo numérique. J’ai tout de suite commencé à prendre des photos et des vidéos du ciel, dans la cour de mon immeuble. Mais mes photos étaient floues et trop sombres. Quand j’ai filmé un éclair pour la première fois, j’étais super heureux !

Ngofeen: His first picture of a lightning bolt, un éclair, was blurry, floue. But Serge was hooked. Whenever the weather forecast showed rain, snow or hail, Serge dreamed of getting together with his new friends and going outside to take pictures of the sky. But Serge’s mother wouldn’t let him.

Serge: Ma mère ne voulait pas que je sorte tout seul avec des inconnus rencontrés sur Internet… Elle trouvait ça trop dangereux. Mais moi, mon rêve, c’était de rencontrer mes amis virtuels, et de sortir avec eux pour prendre des photos d’orages.

Ngofeen: Finally, in 2004, when Serge was about 15, his parents allowed him to invite his online friends, ses amis virtuels, to Versailles, and try to capture the ferocity of a storm in a stunning photograph.

Serge: Ma mère a compris que mes amis étaient des gens comme moi. Ils avaient mon âge, et on partageait la même passion. Il n’y avait pas de danger. Alors elle a accepté que j’invite mes amis à la maison et que je sorte prendre des photos avec eux. J’avais l’impression d’être un lion qui sortait de sa cage ! J’étais tellement heureux !

Ngofeen: That summer, Serge’s parents also let him go on outings further away to watch storms. The storms in France aren’t as violent as in other parts of the world, but in the summer, they can still be impressive. There is one area, southwest of Paris, where storms are very easy to spot, la Beauce.

Serge: L’été de mes 15 ans, mes amis et moi, nous sommes allés dans la Beauce. C’est une région à 50 kilomètres au sud-ouest de Paris, qui est particulièrement plate. Donc on voit très très loin, à des centaines de kilomètres, dans toutes les directions. C’est l’endroit parfait pour observer les orages se former.

Ngofeen: There, Serge discovered the art of storm chasing: how to read maps ahead of the outing and track the evolution of cloud formation, where to stand to get the best views and the best pictures, and how to stay safe.

Serge: Chasser les orages, c’est technique, mais c’est aussi dangereux. Alors les chasseurs d’orages se transmettent leurs connaissances. Les personnes plus âgées apprennent aux personnes plus jeunes. Heureusement, mes parents ne réalisaient pas du tout que c’était dangereux…

Ngofeen: One night that summer, Serge and his friends headed to a wheatfield near the path of a thunderstorm. Together, they had a picnic and soon, they spotted the storm hundreds of kilometers away. Serge stood up. In one hand, he held a bag of chips, and in the other a pair of binoculars. He watched the horizon, where dark clouds flickered with lightning.

Serge: Il faisait déjà nuit, mais il faisait chaud et humide et je regardais les éclairs à l’horizon. Le vent commençait à souffler. Avec mes amis, on regardait l’orage approcher. Petit à petit, les nuages et les éclairs venaient vers nous, et je sentais l’adrénaline monter en moi.

Ngofeen: Serge could see the thunderstorm advancing towards him… So he and his friends set up their cameras and sat down in the field. And as they waited, the air grew heavy.

Serge: Vers minuit, l’orage était assez proche et les gouttes de pluie commençaient à tomber. Mes amis et moi, on était prêts à prendre des photos de l’orage et des éclairs. On était au cœur de l’orage, et je prenais mes toutes premières vraies photos d’orage. C'était vraiment formidable !

Ngofeen: After that day, Serge reviewed his photos. He thought they were good, but they still didn’t match the amazing feeling of being in the heart of a storm. He dreamed of getting closer and closer to a storm until he could fully capture it and share its raw power with the world.

Serge: Depuis que j’ai 15 ans, je cherche toujours à prendre la plus belle photo possible. Les sensations fortes et le danger, ça fait partie du plaisir de la chasse. C’est l’adrénaline ! Mais je cherche surtout la beauté. Je veux capturer et partager cette beauté avec tout le monde.

Ngofeen: By the time he was in his early thirties, Serge was a weather scientist, avid storm chaser, and photographer. He had a family and children of his own, and they lived in the south of France, in the city of Montpellier, near the Mediterranean, so that he could be closer to some of the most beautiful and spectacular storms in France.

Serge: Au bord de la Méditerranée, il y a un type d’orage unique qu’on appelle un épisode méditerrannéen. Ces orages arrivent tous les ans, à l’automne. À cette période, la mer est encore très chaude, mais l’air est déjà froid. Cela produit des orages très violents et très beaux. Alors, tous les ans, d’août à octobre, je chasse les orages le long de la côte méditerranéenne.

Ngofeen: These intense storms, or “épisodes méditerranéens” did not last very long, and they usually covered a small area. But they were known throughout Europe for how rare and beautiful they were. Every year, they attracted storm chasers from all over to the south of France. They were the holy grail of storm photography.

Serge: La côte méditerranéenne est très belle, il y a la mer et les montagnes. Et ces orages sont très petits, donc on peut les voir en entier. Souvent, on voit des éclairs qui sortent des nuages, et c’est très beau. Mais il faut être là au bon moment et au bon endroit.

Ngofeen: It was hard for storm-chasers like Serge to actually catch one of these storms on camera. Because they covered a small geographic area, they were easy to miss. Usually, a week before he headed out to chase a storm, Serge began to follow the weather forecast to predict where a storm might fall.

Serge: La première partie de la chasse, c’est le moment des prévisions. C’est le moment le plus scientifique. C’est moi qui fais les calculs, alors c’est beaucoup plus précis que les prévisions météo à la télé. Et chaque jour, je vérifie et je perfectionne mes prévisions.

Ngofeen: On the day of a potential storm, Serge drives to the precise location he’s forecasted. Hoping he has calculated, calculé, everything correctly, and is in the right spot, he sets up his camera. And he tries to get his dream picture: massive clouds illuminated by a lightning bolt. Serge wants the bolt to look as clear and as long as possible, with many branches. But that would be hard to capture.

Serge: Souvent, il pleut très fort, alors on voit mal l’éclair au milieu de la pluie. Parfois, l’éclair est tout petit, ou alors il ne sort pas des nuages… Et d’autres fois, je sors pour rien, parce que finalement, il n’y a pas d’orage du tout. Mais ça fait partie du plaisir de la chasse !

Ngofeen: Over the years, Serge took many disappointing blurry pictures, and he took quite a few that thrilled him. For him, each of these photographs was deeply personal.

Serge: Finalement, c’est quand je chasse l’orage que j’exprime toutes les dimensions de ma personnalité : la science, l’aventure, et la recherche de la beauté.

Ngofeen: One weekend in the summer of 2021, Serge received a phone call from his storm-chasing buddy, Dorian. Dorian told him there might be a thunderstorm over the city of Cannes. It was so tiny and isolated, isolé, that Serge hadn’t even noticed it.

Serge: Ce week-end-là, je n’avais rien vu sur les cartes. Mon ami Dorian m’a montré un orage très petit et très isolé. J’étais très fatigué ce soir-là, mais j’avais envie de sortir et de prendre l’air, alors je l’ai suivi.

Ngofeen: Serge lived just 300 km east of the city of Cannes. So he and his friend Dorian decided to drive all the way to a spot overlooking the bay of Cannes.

Serge: Dans la voiture, on a mis notre matériel de photo, des affaires pour dormir, et des sandwichs. On a pris la route jusqu’à la baie de Cannes. On a choisi un lieu qui nous permettait de voir toute la ville et toute la baie. On est arrivés vers 18 heures et on s’est installés. C’était un très bel endroit. Devant nous, on voyait la mer et les lumières de la ville qui brillaient le long de la côte.

Ngofeen: Serge and Dorian settled down near a few other storm catchers, and observed the sky. It was a beautiful night: There was a full moon and lots of stars… Serge and Dorian began the long wait. It rained on and off. But they didn’t see any thunderstorms on the horizon. Serge figured they probably wouldn’t see a storm that night.

Serge: Après plusieurs heures, l’orage qu’avait prévu Dorian n’arrivait toujours pas. Tous les autres chasseurs d’orages étaient déjà partis. Moi, je ne voulais pas partir, mais je commençais à ne plus y croire et j’étais vraiment fatigué. Donc, j’ai laissé Dorian surveiller la baie et je suis allé dormir dans la voiture.

Ngofeen: Around 2 a.m., Serge felt someone shaking him. It was Dorian. He told Serge that things were moving fast; a cloud was getting bigger very quickly. It looked like a thunderstorm was coming…

Serge: J’étais à peine réveillé, et j'ai dit à Dorian de me laisser dormir… Alors Dorian a insisté et m’a dit : « Arrête tes bêtises ! Lève-toi ! Je vais installer ton appareil photo ! ». Donc je me suis levé, et j’ai vu dans le ciel un nuage qui grossissait vite. J’ai compris tout de suite que nous allions avoir un bel orage.

Ngofeen: In a matter of seconds, Serge was up. He’d barely finished setting up his gear when the first lightning struck.

Serge: J’étais encore sur mon téléphone, en train de regarder les prévisions, quand mon appareil photo a pris automatiquement une photo du premier éclair. Je n’ai même pas vu l’éclair, seulement le flash. Quand j’ai regardé vers le ciel, c’était déjà fini.

Ngofeen: Serge looked at the picture on his camera. He couldn’t believe his eyes. The shot had captured everything: the full moon, the stars, the growing clouds in an otherwise clear sky, and a streak of lightning that stretched from the clouds to the sea, and lightened up the night, illuminait la nuit.

Serge: Toute ma vie, j’avais rêvé de faire cette photo. C’est très rare de photographier des éclairs qui sortent des nuages. Mais sur cette photo, tout était là : la lune, les étoiles, la mer, et surtout, les nuages et cet éclair qui illuminait la nuit. C’était magnifique.

Ngofeen: Serge logged onto his favorite site and shared the image with his online community. Right away, people responded to the image.

Serge: Très vite, j’ai compris que cette photo était différente. Elle recevait beaucoup plus de commentaires que les autres. Les gens décrivaient ce qu’ils voyaient dans les nuages. C’était très poétique ! Quelqu’un a dit qu’il voyait un éclair qui sortait d’une tête de lion ! Je me suis dit : « Vraiment, c’est le genre de photo qu’on prend une fois tous les 10 ou 20 ans… ».

Ngofeen: Serge’s photo was viewed millions of times on social media, and the local news even picked up the story. For the first time in his life as a storm chaser, Serge had achieved the dream of capturing the perfect image of a storm, one that could be shared with people all over the world. He was so pleased with his photograph, he decided to enter it into an international competition for weather photography.

Serge: Ma photo a gagné le premier prix du public et le troisième prix du jury ! Le jour des résultats, j’ai appelé ma mère et je lui ai dit : « Merci Maman de m’avoir permis de chasser l’orage quand j’avais 15 ans. Tu vois le résultat maintenant ! ».

Ngofeen: Serge Zaka lives in Montpellier, France, with his partner and two children, where he still chases and photographs storms and is a weather scientist.

This story was produced by Adélie Pojzman-Pontay.

We'd love to know what you thought of this episode! You can write us an email at podcast@duolingo.com and call and leave us a voicemail or audio message on WhatsApp, at +1-703-953-93-69. Don’t forget to say your name and where you are from!

If you liked this story, please share it! You can find the audio and a transcript of each episode at podcast.duolingo.com. You can also follow us on Apple Podcasts or on your favorite listening app, so you never miss an episode.

With over 500 million users, Duolingo is the world's leading language learning platform, and the most downloaded education app in the world. Duolingo believes in making education free, fun and available to everyone. Download the app today, or find out more at duolingo.com.

The Duolingo French Podcast is produced by Duolingo and Adonde Media. I’m your host, Ngofeen Mputubwele, à la prochaine !

Credits

This episode was produced by Duolingo and Adonde Media.

Narrator & Protagonist: Claire Floret
Producer: Adélie Pojzman-Pontay
Managing Editor: Natacha Ruck
Audio Editor & Sound Designer: Samia Bouzid
Supervising Sound Designer, Mixing & Mastering: Laurent Apffel
Production Manager: Román Frontini
Executive Producer/Editor: Martina Castro